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Friday, March 24, 2017

Au sommet du monde


Au sommet du monde

Il y avait des montagnes à perte de vue
Là haut dans le ciel, il y avait une ville pleine de poussière
On l'appelait Katmandou
Les touristes perdus y venaient de partout
Ils voulaient escalader aussi haut qu'ils pouvaient.

Y'en a qui voulaient sauver le monde, une autre façon de se sauver soi même
D'autres voulaient juste échapper on ne sais trop quoi
Quelque uns ne voulaient rien
La plupart ne savaient pas ce qu'ils voulaient
Les locaux voulaient juste de l'argent, comme la plupart du monde...

Sunday, May 31, 2015

Shanti Stupa


Un Buddha regarde
du haut de sa colline à Pokhara
une Stupa pour la Paix dans le Monde...

Tuesday, May 26, 2015

Au bord du lac...


Au bord du lac,
la vie passe comme les oiseaux dans le ciel,
ils tournent en rond...

Sunday, May 17, 2015

3 semaines aprés...

 
 

Presque 3 semaines depuis le tremblement. Ici on se dit que la vie revient lentement au normal, on veut y croire, on attends. Les petites secousses se font encore sentir, on se dit que tout va redevenir normal, c'est normal que la terre tremble encore un peu, et puis le temps va passer, et tout recommencera. On reconstruira, mais cette fois on le fera avec des matériaux et des techniques adaptées. On pense au futur. En attendant, on attends, on s'occupe. On attends que cela passe, en aidant, en discutant, en jouant au yam, le temps passe. Ceux qui le peuvent sont retourné à leurs activités, il faut se persuader que tout va bien, et dans le fond, tout va bien, la vie suis son rythme et les journées passent sous la chaleur humide de l'avant mousson. Il fait chaud, les fans commencent à tourner, la peau colle à la peau...

Tuesday, May 5, 2015

Swoyambhu


Oh Swoyambu...
Pictures from Sonia JM.

Manjushri

Manjushri

Katmandou. Que dire devant une telle dévastation? Une telle perte. Pourtant la légende de Katmandou nous parle bien d'une vallée remplie par les eaux, puis vidée. Et la civilisation revient, et puis la vallée se revide. Les tremblements de terre ayant lieu régulièrement depuis des siècles, on peut se dire que les légendes ramènent bien toujours à une forme de vérité. On en serait à la 3ième civilisation, d'après les légendes.
Manjushree est le nom de la forme divine qui casse une fissure dans la montagne pour faire laisser passer l'eau. Manjushree tiens un énorme épée dans la main, il ou elle, on ne sais trop, casse la montagne en faisant tout trembler... et la civilisation de la vallée ressort de l'eau... ainsi va la compassion de toutes les Sagesses des Buddhas. Des fois, faut un gros nettoyage!

Sunday, May 3, 2015

Asu nepal

Asu
 
Asu veut dire larme en népalais, et le Népal pleure. Le pays a perdu une partie de son âme avec le tremblement du 25 avril. Le cœur du pays, Durbar Square devra pratiquement être rasé, les dommages trop fort pour être rénovés. En ville, les reconstructeurs passent. Des petits billets de couleures rouge (destruction), jaune (moyen), ou vert (rénovable) sont collés sur les bâtiments après inspection.
Combien de centaines d'années de civilisation s'envolent en quelques secondes avec la poussière qui reste. Dans la capitale, les gens sont très fatigué, cela fait maintenant une semaine que les secousses se font sentir toutes les nuits, et à chaque fois un peu du cauchemar revient avec. La capitale est en ruine, et de marcher tous les jours dans ce qu'il était une fois Katmandou, plus la fatigue, le stress. Ca fait mal au cœur. Comme le maitre zen dirait: "des fois ca fait mal".

Friday, May 1, 2015

Népal 2072


Ils savaient que ça allait venir. The Big One ils le nommaient. A peut prêt tous les 80 ans la terre tremble et les montagnes poussent un peu. Tous les ans la ville au 1000 temples, ça secoue, juste un peu, mais rien ne casse. On s'habitue, c'est la vie, et kie garne comme disent les népalais, que faire. Mais cette année était différente. Les scientifiques disent que ce n'est pas fini, mais personne ne sais quand cela reviendra. Ca pourrait être bientôt, une décennie, personne ne sais, mais c'est assez pour penser aux choses sérieuses de la vie.

Le jour d'avant le tremblement, je suis arrivée à Katmandou pour la 5ième convention internationale de tattoo du Népal que je visite chaque année depuis son début. Katmandou était remplie de monde, avril étant en plein dans la saison touristique et de nombreux festivals ont lieu à cette période de l'année. C'était un matin comme les autres, le genre de jour normal. On  buvait un thé à Thamel, le centre touristique de Katmandou, quand la terre a commencée à trembler. L'instinct de survie prends le dessus automatiquement. Les briques du toit en face de nous tombent dans la rue en écrasant la voiture qui passais, recouvrant le rue de débris. On se réfugie à l'intérieur du magasin d'à côté, pas d'espace ouvert proche de nous. Un couple de chinois se tiennent dans les bras, la femme pleure un peu. Mon amie et moi nous tenons les mains, pas de panique, on reste plantée là, les jambes comme collées au sol, on a pas d'autres choix que d'attendre que cela passe, la tête est vide, remplie seulement du moment. Les jambes sont comme paralysées par les secousses. Quelques secondes plus tard et la Terre arrête de trembler, mais nos jambes et nos cœurs battent encore la chamade. La voiture est vide, complètement écrasée, le conducteur a eue le temps de sortir. Nous savons que si nous marchions dans la rue quelques secondes plus tôt, une brique nous serait tombée sur le coin de la figure ou plus...

Sunday, April 19, 2015

Kumari

 
Kumari, la déesse vivante
Painting in Phat Khat restaurant, Pokhara Nepal...

Wednesday, January 21, 2015

Soumission


"La femme n'a pas à être intelligente, au sens que nous donnons à ce mot : elle a à être experte en plaisirs charnels et en bons soins. Là se borne son rôle, alors qu'elle cohabite avec l'homme, et c'est pourquoi les idées d'émancipation dont on nous rebat actuellement les oreilles me semblent absurdes." Joris-Karl Huysmans.

Cette phrase de Huysmans peut bien résumer le livre scandale du moment, c'est à dire Soumission de l'écrivain adoré et détesté de certains Français. Car si quelques uns hurlent à l'islamophobie politiquement correcte du moment, ce livre m'apparait en fait comme une question sur la relation homme-femme qui sont en effet la base de l'économie des ressources humaines. L'islam dans ce livre, n'est qu'une excuse de circonstance pour aborder le sujet de la religion en général, et des systèmes totalitaires que les religions peuvent créer. Le sujet au centre du débat est bel et bien la relation difficile entre les hommes et les femmes. Décadence du monde moderne, politique, les limites de l'individualisme aux multitudes crises identitaires, un peu de cus et de bon dieu, du bon vin et un bon repas, Houellebecq est au plus haut de sa forme.

Friday, November 14, 2014

Bétail humain.


"Est ce que tu pourrais aller à l'orphelinat et voir comment vont les enfants? Le patron de l'orphelinat, me dit que des enfants sont malades, que quelque uns sont à l'hôpital avec de la fièvre et de la typhoïde. Il m'a envoyé des photos. Il me demande de lui envoyer de l'argent et je ne sais pas quoi faire."
"Pas de problème" je réponds à ma copine. "Demain j'y vais et je te dirais comment vont les enfants."
"Super, et achète leur du lait si tu peux."
"Ok, je te donne le résultat de la course demain."
"Cool. Bisous."

Friday, August 15, 2014

Nano


Une chambre, vide, remplie de souvenirs, des choses mortes, presque immatérielles, sauf qu'elles sont de quoi toute chose sont faite. Un gros bouddha chinois, doré au plastique, des plumes de paons dans un vase. Quelques livres de voyage, un poster sur un mur: Travellers Magicians: the bitter and the sweet of temporary things par Kyentsa Norbu, un script tibétain. Un coté de la chambre est peinte par les années de l'eau qui s'infiltre, des taches abstraites décollent la peinture du mur. Des canvas sont rangés dans un coin, au sol un tapis vert comme du gazon artificiel. Dans un autre coin une boite en metal, 2 noms écrits dessus, des noms qui me rapelle quelque chose, une vieille histoire peut etre. Dehors, les premiers rayons du soleil passe la fenètre. Le temps que j'écrive ces quelques lignes et la maison se réveille lentement, les toits de la ville s'animent de femmes qui lavent, le linge, la vaisselle, les cheveux, elles lavent. Dehors, les cris monotones des vendeurs de légumes résonnent, ils passent, patates, oignons, aubergines, et courgettes dans le sac de leurs vélos magasins.

Thursday, November 28, 2013

Le coin des voyageurs


 Un article sur le coin des voyageurs dans lequel je réponds à quelques questions sur le voyage, la vie à l'étranger, et la France. Merci Sylvie et continue de nous faire voyager en partageant plein d'aventures de France et d'ailleurs:)